mercredi 21 juin 2017

Chauds, chauds, les marrons chauds !

Un coup d'oeil au thermomètre extérieur me confirme qu'il fait bien 35°C, non je n'ai pas la berlue, oui il fait chaud et les chats ont la flemme, moi un peu moins car je régule ma température à longueur de journée par des trempettes de pieds à l'eau froide (à l'ombre sous le parasol, ma grille Sudoku en mains je puis vous assurer que l'eau de citerne toute fraîche vaut tous les bains thalasso), des boissons fraîches ni gazeuses ni sucrées, des vêtements légers et bien entendu.... mes lunettes de soleil.

A l'intérieur il fait frais, toutes les pièces ont les volets baissés, plutôt fermés là où le soleil brûle, les cinq ventilateurs brassent l'air et l'intérieur est bien agréable, 22°C ! 

Je suis une lève tôt - ce n'est un secret pour personne - ce qui me permet d'arroser les jeunes rosiers et plantes qui en ont besoin avant le lever du soleil, suivie dans ma tâche par les chats qui s'amusent après avoir passé la nuit dehors.  C'est sympa de jardiner tôt le matin, j'arrive ainsi à nettoyer les roses jusque 10h00, prendre quelques clichés et ensuite j'abandonne pour me mettre au frais, après tout "à chaque jour suffit sa peine".


"Acropolis"

Par contre je ne comprends pas mes minets qui s'obstinent à rester dehors toute la journée, affalés comme des oeufs sur le plat alors qu'il fait si bon à l'intérieur, sont zinzins !



Le jardin a besoin d'eau et bien que la citerne soit grande je dose les arrosages pour tenir le coup le plus longtemps possible, pffff..... comme l'année 2017 est sèche, la pluie est attendue impatiemment et même chez nous il faudrait bien une danse appropriée scandée par les chants des Cherokee !  ahwwa yeye aouw aouw.....gouzi gouzi (je m'habille en squaw si vous me trouvez le chaman, si, si).


Ce temps chaud par contre semble réussir aux achillées qui n'ont jamais été aussi belles, voilà au moins des plantes heureuses qui n'ont pas besoin du psy.




 Les jeunes Cerinthe Major ne semblent pas non plus se liquéfier sous le soleil, je les arrose avec parcimonie, elles restent vaillantes et préparent leurs beaux coloris bleu ardoise qui me fascine.



L'Amélanchier du Canada offre des fruits bien généreux cette année et à longueur de journée ce n'est qu'un aller-retour incessant des ramiers du quartier qui semblent avoir prit l'arbre pour garde-manger !


Pour l'instant les hydrangeas tiennent le coup, les futures floraisons sont en bonne voie, pas l'ombre d'une tête toute sèche  à l'horizon.




J'admire la grâce de "Puccini" qui reste stoïque sans une goutte d'eau,



la douceur de "rose de Cornouaille" (que j'arrose souvent pour ne pas perdre ce jeune plant)


la légèreté de "Ballerina".



et la blancheur du rugosa Snowdon,



tout comme ce ton immaculé de la petite Malva plantée en avril dernier, elle fait à tout casser un mètre de haut ce qui m'arrange fort bien.



Les dahlias, tous plantés en pot cette année, offriront bientôt leur floraison et le plus téméraire attire déjà l'attention,



pendant que l'ail d'été se met sur son 31 pour épater la galerie de sa finesse et légèreté.



Le rosier "Aspirin rose" commence la partie la plus intéressante de sa floraison, j'adore les petits picots roses qui l'habillent si tendrement.



Je termine cet article avec un bouquet composé uniquement de la rose anglaise "Spirit of freedom", j'ai coupé toutes les roses qui étaient encore fraîches sous cette canicule, redonné forme à l'arbuste qui en avait grandement besoin bien que taillé fortement au printemps, que voulez vous c'est un rosier qui demande de l'espace pour s'épanouir.


Mettez vous au frais le plus possible, soyez prudents  surtout et n'oubliez pas les animaux.

Je vous laisse car je dois me concentrer sur ma déclaration d'impôts, mais dites moi quand est-ce que cette rançon annuelle va finir ? hein ? Vous ne savez pas ?  moi non plus ! à l'aide.....

A pluche !

Siam


dimanche 18 juin 2017

Rosier Bolshoï

Après vous avoir parlé de la nouvelle Isba de Pairi Daiza 

j'ai pensé que l'occasion était opportune de vous présenter le nouveau rosier thé qui vient d'intégrer le jardin puisqu'il porte le nom d'un célèbre théâtre moscovite datant de 1825 où pièces de théâtre, opéras et ballets se succèdent pour le plus grand plaisir des spectateurs.  Pour ce qui est de la partie musicale, des noms prestigieux tels Tchaikovski, Serguei Rachmaninov, Rimski-Korsakov, Dmitri Chostakovitch et bien d'autres ont fait résonner (et le font toujours d'ailleurs) les murs de ce théâtre sans oublier les danseurs célèbres des ballets russes.

C'est au créateur Meilland que nous devons cette merveille, créée en 1997 avec un beau feuillage vert foncé semi mat et des roses bicolores jaune or et rouge groseille.  La fleur est parfumée et compte 45 pétales, le rosier n'est pas vraiment grand 70 à 80 cm en hauteur pour 50 cm de diamètre, il fleurit de juin à octobre.

Pour garder les coloris attrayants j'ai planté le rosier à l'ombre d'un vieux Salix sur tige, le soleil du matin et celui du coucher l'éclairent, pour la partie chaude de la journée la mi-ombre claire semble la bien venue.


Les couleurs sont étonnantes, vives, chaudes, lumineuses et j'ai décidé de n'accompagner ce rosier qu'avec du feuillage vert, le salix dont je vous ai parlé mais aussi une fougère et l'an prochain lorsque ce rosier aura pris un peu de coffre j'y ajouterai une annuelle dans les tons verts, probablement un Helichrysum qui lui servira de couvre-sol, je pense qu'ainsi toute cacophonie picturale est évitée.


Commençons par le joli bouton, jaune doux et groseille foncée





qui s'ouvre délicatement en dévoilant ses coloris surprenants, plutôt clairs mais qui fonceront assez vite




pour laisser place à la belle rose qui mêle les nuances avec finesse et élégance






et finira par faner en beauté en un ton plus clair et doux.





Je n'aurais pu imaginer l'intégrer avec mes autres roses anglaises, le choc aurait été trop brutal mais planté seul dans un coin de la terrasse, à mi-ombre claire (j'insiste),  il révèle sa valeur, d'ailleurs mon époux et moi ne manquons pas à chaque passage de suivre l'évolution des roses et restons émerveillés comme des enfants devant un gâteau coloré et si l'ensemble du jardin est plutôt en mode "romantique" cette petite exception apporte la touche "vivacité".

(PS : je l'ai vu plein soleil, il perd de sa superbe et la fanaison est moche-moche)

A pluche !


Siam

vendredi 16 juin 2017

Une isba grandiose (Грандиозная хижина)

En Russie ?  non juste au nouveau restaurant de Pairi Daiza !

La voici enfin terminée cette merveille.... une belle Isba, du nom traditionnel des maisons en bois russes (à ne pas confondre avec la Datcha, résidence secondaire à la campagne).


Elle est belle, majestueuse et grandiose et semble couverte de neige toute l'année avec son toit blanc.  





Suivant la tradition tout est en bois car les isbas pouvaient ainsi être facilement démontées pour être reconstruites ailleurs et puis le bois était la matière que l'on trouvait en suffisance.

Allez on en fait le tour, face au lac, face au bois avec - chose curieuse - quelques résidents sur le toit, histoire de brouter l'herbe qui y pousse.








Entrons à présent, quel spectacle !  le bois naturel, les tons bleus et les volumineuses suspensions, les chaises un peu lourdes, le parquet tout neuf et les peintures représentants des légendes d'autrefois mais point d'icônes, ni de matriochka (ces poupées russes qui s'emboîtent) ou boîtes à sel, tout ici est sobre !















Je m'attendais à des repas russes, mais à part le boeuf stroganoff j'ai retrouvé une cuisine belge que je n'ai pas tout à fait appréciée, manque de finesse et de recherche culinaire surtout, peut être qu'ils changeront la carte avec le temps.  Malgré le nombre de personnes présentes, le bois atténue les bruits et l'ont se croirait presque seul à table.

A l'arrière de l'isba se trouvent le hangar des vieilles locomotives et l'hydravion, je vous en parlerai plus tard....

A pluche !


Siam